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Siège : 2 place Maurice Quentin – 75039 Paris cedex 01 – Tél. : 33 (0)1 44 76 75 00 - www.cnes.fr Direction des lanceurs : Rond Point de l’Espace – Courcouronnes – 91023 Evry cedex – Tél. : 33 (0)1 60 87 71 11 Centre spatial de Toulouse : 18 avenue Edouard Belin – 31401 Toulouse cedex 9 – Tél. : 33 (0)5 61 27 31 31 Centre spatial guyanais : BP 726 – 97387 Kourou cedex – Tél. : 594 (0)5 94 33 51 11 RCS Paris B 775 665 912 Siret 775 665 912 000 82 code APE 731 Z N° d’identification TVA FR 49 775 665 912 Toulouse, le 21/12/2015 DCT/DA/Geipan COMPTE RENDU D’ENQUETE VOLX (04) 08.08.2012 CAS D’OBSERVATION 1 - CONTEXTE Le 21.08.2012, le GEIPAN reçoit par mail du témoin le questionnaire d’observation « témoignage standard » complété concernant l’observation sur la commune de VOLX (04), dans la nuit du 08.08.2012 vers 23h du passage rectiligne d’un objet dans le ciel de nature inconnue. Suite à notre demande, le témoin se rend à la brigade de Gendarmerie de Manosque afin de déposer son témoignage. Le procès-verbal qui a été établi en conséquence nous est renvoyé par le témoin par mail le 01.09.2012. Un premier compte rendu d’enquête a alors été effectué sur la base des éléments fournis par le questionnaire d’observation. Or, au regard, tant de l’étrangeté du phénomène observé, que de l’incomplétude et du besoin de vérification de certaines informations, un enquêteur local a été mandaté et s’est rendu sur place avec le témoin, le samedi 10 janvier 2015 en fin de soirée. 2 - DESCRIPTION DU CAS 2.1 – PRESENTATION INITIALE DU CAS Voici la présentation de ce cas, narrée par ce témoin, extraite du questionnaire d’observation et résumée par l’enquêteur : Le témoin est allongé sur la terrasse de la maison de son parent, occupé à observer le ciel étoilé lorsque le PAN entre dans son champ de vision côté nord, pour se diriger en ligne droite vers le sud. D IRECTION A DJOINTE DU C ENTRE SPATIAL DE T OULOUSE G ROUPE D' E TUDES ET D' I NFORMATION SUR LES P HENOMENES A EROSPATIAUX N ON IDENTIFIES
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2 Le ciel est bien étoilé, sans brume ni nuages, et un vent très faible souffle au niveau du sol. Aucune pollution lumineuse proche n’est présente (lampadaires…), seule celle du village et des autres aux alentours, très légère, est à signaler. Aucun obstacle ne gêne la visibilité du témoin, qui est seulement limitée par la végétation bordant la terrasse au Sud, à l’Est et au Nord et par le toit de la maison à l’Ouest. L’objet se présente sous la forme de ce qui s’apparente à une « navette de tisserand », de couleur brun- vert, aux bords diffus, et présentant en son centre une forme ronde rouge sombre, ayant également un aspect diffus. L’ensemble semble donc très flou et est « très peu lumineux », mais la forme générale reste cependant identifiable sur le fond du ciel qu’elle occulte. Aucun feu de signalisation n’a été observé. Un croquis du PAN a été fait par le témoin : Cet objet se déplace avec son grand axe orienté perpendiculairement au sens du mouvement. Le témoin estime son altitude similaire à celle des « petits vols commerciaux (biréacteurs genre A319/A320) ». L’observation a duré environ 5 secondes et le témoin estime la vitesse de ce PAN à environ 600 km/h. Aucun bruit en provenance de l’objet n’a été perçu. Le témoin se lève pour garder le contact visuel avec le PAN le plus longtemps possible, mais ce dernier finit par disparaître caché par la végétation bordant la terrasse d’observation, vers le sud.
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3 2.2. ENQUETE SUR PLACE En dehors de la rencontre avec le témoin qui a permis de mieux apprécier sa sincérité, l’enquête sur le terrain a permis notamment : • De vérifier le temps de l’observation qui est bien de 5 secondes environ suite à une double reconstitution de la scène. • D’affiner les angles d’observation : arrivée du PAN à une élévation de 30° nord et disparition à 27° sud. Tout en indiquant que le PAN est passé quasiment au zénith du témoin, tout au plus à 5° Est de sa position. • D’affiner la trajectoire rectiligne du PAN : Du Nord-est (entre 10 et 15°) vers le Sud-ouest. • De pouvoir estimer la taille du PAN qui serait à bout de bras de l’ordre de 7.5 cm pour une distance œil-main de l’ordre de 69 cm soit un rapport de 0,108 (angle de visée). Par analogie, le témoin T1 indique que le PAN serait perçu comme 2 fois la taille de la pleine lune à l’horizon. Si l’on s’en tient simplement au perçu cela semble cohérent. • De dire que le PAN a bien « occulté » les étoiles lors de son passage, tout en précisant qu’il y aurait eu une sorte déformation du ciel au passage du PAN (que le témoin compare à une onde de distorsion visuelle). • De confirmer qu’il n’y a eu aucun bruit : même les chiens couchés à ses cotés n’ont pas bougé, sauf à partir du moment où le témoin T1 s’est levé brusquement. Et le témoin entendait parfaitement le léger bruit du vent dans la végétation ainsi que, par la suite, celui du mouvement des chiens. • De confirmer, que les couleurs perçues et retranscrites seraient à peu de choses près les suivantes et mais en tout cas très différentes du fond étoilé : Couleur générale du PAN Couleur de la « tache » au centre du PAN
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4 3 - DEROULEMENT DE L’ENQUETE 3.1. SITUATION GEOGRAPHIQUE La situation géographique est fournie par le témoin lui-même sur la carte extraite du questionnaire et reproduite ci-dessous. En rouge la trajectoire tracée par le témoin En pointillée violet celle déterminée par l’enquêteur
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5 Le témoin fournit par ailleurs un schéma montrant plus précisément sa position dans l’environnement proche : Lieu de l’observation : vu du coté Nord
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6 3.2. SITUATION ASTRONOMIQUE Le témoin T1 donne de nombreuses indications astronomiques sur les conditions prévalant lors de son observation et fournit une carte du ciel matérialisant le déplacement du PAN, reproduite ci-dessous. En rouge la trajectoire tracée par le témoin En pointillée violet celle déterminée par l’enquêteur. Ni la lune, ni aucune des planètes remarquables (Mars, Venus, Jupiter, Saturne) ne sont levées à l’heure de l’observation. Il est à noter que sur les représentations précédentes, tant géographiques, qu’astronomiques, le témoin T1 n’est pas très précis dans le tracé de la trajectoire du PAN. L’enquête sur le terrain, en procédant par reconstitution de la scène de l’observation, fait apparaitre en réalité une trajectoire du PAN allant du Nord-est (entre 10 et 15°) vers le SudOuest (entre 190 et 195°). C’est le seul point d’incohérence noté par l’enquêteur sur ce dossier, incohérence bien compréhensible, ne remettant aucunement en cause l’intégralité du témoignage.
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7 3.3. SITUATION AERONAUTIQUE L’activité aérienne à une heure de la nuit aussi avancée est réduite. Aucun satellite, avion ou autre aéronef particulier n’est visible ou enregistré dans les bases de données à la date et à l’heure considérées. 3.4. SITUATION METEOROLOGIQUE La plus proche station du lieu d’observation est celle située sur l’aéroport de Marseille Provence, (code OACI : LFML), à environ 70 km à vol d’oiseau au sud-ouest de la position du témoin. Les données METAR de cette station pour ce jour à 23:00, soit à l’heure exacte de l’observation nous renseignent sur : - Le vent : (METAR 27013KT) soufflant faiblement depuis l’azimut 270 (ouest) à 13 nœuds, soit 24 km/h. - La couverture nuageuse : (METAR CAVOK) aucune couverture nuageuse en-dessous de 5000 pieds (1500 m) et absence de nuages à développement vertical. - La visibilité excellente (+ de 10 km) En résumé, les données météorologiques recueillies montrent un temps calme, dégagé avec un vent soufflant faiblement depuis l’ouest, ce qui est globalement confirmé par le témoin T1. Un expert de Météo-France a été consulté sur ce cas, et n’a reconnu aucun phénomène météorologique, même exceptionnel. 3.5. SYNTHESE DES ELEMENTS COLLECTES Témoin T1 # QUESTION REPONSE (APRES ENQUETE) A1 Commune et département d'observation du témoin (ex : Paris (75)) VOLX (04) A2 (opt) si commune inconnue (pendant un trajet) : Commune de début de déplacement ; Commune de Fin de déplacement / A3 (opt) si pendant un trajet : nom du Bateau, de la Route ou numéro du Vol / de l’avion / Conditions d’observation du phénomène (pour chaque témoin) B1 Occupation du témoin avant l'observation Observait avec beaucoup de vigilance le ciel étoilé, allongé sur un transat. B2 Adresse précise du lieu d’observation 43,868 ; 5,8456 B3 Description du lieu d'observation Terrasse en pierres naturelles bordée de végétation au nord à l’est et au sud et à l’ouest par le toit de la maison B4 Date d’observation (JJ/MM/AAAA) 08/08/2012
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8 B5 Heure du début de l’observation (HH:MM:SS) Environ 23:00:00 B6 Durée de l’observation (s) ou Heure de fin (HH :MM :SS) Environ 5 secondes B7 D’autres témoins ? Si oui, combien ? Non B8 (opt) Si oui, quel lien avec les autres témoins ? / B9 Observation continue ou discontinue ? Continue B10 Si discontinue, pourquoi l’observation s’est elle interrompue ? / B11 Qu’est ce qui a provoqué la fin de l’observation ? Le phénomène disparait caché par la végétation à l’horizon sud/sud-ouest B12 Phénomène observé directement ? OUI B13 PAN observé avec un instrument ? (lequel ?) NON B14 Conditions météorologiques Très bonnes – ciel dégagé, vent faible et bonne visibilité. B15 Conditions astronomiques RAS B16 Equipements allumés ou actifs Lecteur MP3 que le témoin a immédiatement « arraché » pour percevoir un éventuel bruit. B17 Sources de bruits externes connues Pratiquement pas de circulation sur la nationale à 300m à vol d’oiseau – léger bruissement de la brise dans la végétation. Description du phénomène perçu C1 Nombre de phénomènes observés ? 1 C2 Forme « Navette de tisserand » C3 Couleur Vert/brun avec une tache rouge au centre C4 Luminosité Très faible C5 Trainée ou halo ? Non C6 Taille apparente (maximale) 7.5cm à bout de bras. C7 Bruit provenant du phénomène ? Non C8 Distance estimée (si possible) Impossible à déterminer avec précision C9 Azimut d’apparition du PAN (°) Entre 10 et 15° C10 Hauteur d’apparition du PAN (°) Environ 30° C11 Azimut de disparition du PAN (°) Entre 190 et 195° C12 Hauteur de disparition du PAN (°) Environ 27° C13 Trajectoire du phénomène Rectiligne C14 Portion du ciel parcourue par le PAN Environ 123° C15 Effet(s) sur l’environnement / Pour les éléments suivants, indiquez simplement si le témoin a répondu à ces questions E1 Reconstitution sur plan et photo/croquis de l'observation ? / E2 Emotions ressenties par le témoin pendant et après l'observation ? Surprise, puis « analyse » et « grande excitation » E3 Qu’a fait le témoin après l'observation ? Est rentré dans la maison réveiller ses
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9 parents afin de leur expliquer son observation, a noté l’heure et a griffonné la forme du PAN. E4 Quelle interprétation donne t-il a ce qu'il a observé ? Le témoin pense avoir observé un « TYPE DE VEHICULE » sans n’en avoir aucune certitude E5 Intérêt porté aux PAN avant l'observation ? / E6 Origine de l'intérêt pour les PAN ? / E7 L'avis du témoin sur les PAN a-t-il changé ? Non : de manière rationnelle, estime qu’il serait incongru d’être seul dans l’univers. E8 Le témoin pense t'il que la science donnera une explication aux PAN ? C’est possible. 3.6. ANALYSE Le PAN ne peut pas être un objet passif porté par le vent, le sens de son déplacement étant quasiment perpendiculaire au faible vent dominant la nuit de l’observation. L’objet étant passé au zénith ou presque du témoin T1, nous pouvons approximativement déduire sa taille et sa vitesse en fonction de son altitude en nous basant sur les données résumées ci-dessus et reproduites sur le graphique suivant : C est la position du témoin, sur sa terrasse. A correspond à la position de l’objet, au moment de son passage au zénith, soit à la verticale du témoin. B et D correspondent à la position respective de l’objet au moment de son apparition (Nord) et de sa disparition (Sud), distance que nous nous proposons de rechercher en fonction de l’altitude du PAN. Avec distance (BD) = distance (AB) + distance (AD) Dans le rectangle ABEC, la diagonale CB correspond à l’axe de visée du témoin au moment de l’apparition du PAN au Nord de sa position, l’angle C étant égal à l’angle B, soit 30°. Nous cherchons donc la longueur AB, qui peut être déterminée comme suit :
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10 AB = AC / tan 𝑩 � soit AB = Altitude au zénith / tan 𝐵 � Ex : Soit pour une altitude de 500m, la distance (AB) = 500 / tan30° = 866 m. Par la même démarche nous pouvons déterminer la longueur AD Ex : Soit pour une altitude de 500m, distance (AD) = 500 / tan27° = 981 m. Donc la distance parcourue par le PAN visible par le témoin T1 s’établie dans notre exemple pris à une altitude de 500m, à 866 + 981 = 1847 mètres, distance qui est parcourue en 5 secondes. Ce qui correspond à une vitesse de 1,847 * (3600 / 5) = 1330 kms/h soit > déjà à Mach1 (pour mémoire : voisin de 340 m/s ou 1225 km/h), ce qui aurait pas manqué de provoquer une onde de choc sous forme de bang supersonique. Données de base (en gras) Angle B apparition Nord en degrés Angle D disparition Sud en degrés Tangente angle B Tangente angle D Durée observation en secondes Taille du PAN à bout de bras en cm Distance œil main en cm Coefficient visée 30 27 0,57735 0,50953 5 7,5 69 0,1087 Par ailleurs, au regard des dimensions indicatives fournies par le témoin, même si celles-ci peuvent être inconsciemment majorées, nous pouvons estimer la taille du PAN en nous servant de la relation simple suivante : Taille du PAN estimée = (Altitude du PAN) x Taille du PAN à bout de bras Distance oeil main Soit toujours pour une altitude de 500m : 500 x ( 7.5 / 69) = 500 x 0.1087 = 54.35 m. En généralisant, nous obtenons donc le tableau suivant pour diverses altitudes. Altitudes Possibles PAN en mètres Distance (AB) en mètres Distance (AD) en mètres Distance totale (BD) en mètres visible par T1 Vitesse du PAN en km/h Taille estimative du PAN en mètres 5 8,7 9,8 18,5 13 0,54 20 34,6 39,3 73,9 53 2,17 50 87 98 185 133 5,43 100 173 196 369 266 10,87 200 346 393 739 532 21,74 461 798 904 1 702 1 225 50.11 500 866 981 1 847 1 330 54,35 1000 1 732 1 963 3 695 2 660 108,70 2000 3 464 3 925 7 389 5 320 217,39 3000 5 196 5 888 11 084 7 980 326,09 5000 8 660 9 813 18 473 13 301 543,48 7500 12 990 14 720 27 710 19 951 815,22 10000 17 321 19 626 36 947 26 602 1 086,96 Le parcours de ce tableau nous permet de confirmer de prime abord que le PAN ne peut être porté par le vent. Que par ailleurs :
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11 En dessous de 20 mètres d’altitude, si l’hypothèse d’un animal volant semble être compatible en termes de vitesse et de taille, cette hypothèse n’explique nullement les couleurs du PAN, notamment le rouge. Il va sans dire également que cela ne correspond pas à une altitude plausible pour le témoin, celui-ci ayant dans son entourage immédiat la possibilité d’avoir un cadre de référence avec des arbres. On est trop éloigné de l’altitude estimée par le témoin. De plus, l’excellente vision dont fait preuve le témoin aurait dû lui permettre, à ces distances, d’identifier un animal. Entre 20 et 500 mètres d’altitude, il ne pourrait s’agir que d’un engin motorisé et à cette altitude, l’engin passant au zénith, le témoin aurait dû entendre le bruit des moteurs, or tel ne fut pas le cas. On pourrait évoquer par exemple le cas d’un hélicoptère (dont seul un phare de recherche aurait été allumé) et évoluant à une altitude voisine de 200m. Un hélicoptère de police, par exemple, possède une vitesse de croisière de l’ordre de 200 à 300 km/h et le record actuel approche les 500 km/h. Reste que le témoin observait souvent le ciel et était habitué à identifier ces engins (ce que l’enquêteur a pu clairement vérifier lors de l’entretien) ainsi que leur composante sonore. Avec un bruit ambiant faible, estimé de l’ordre de 35dB maximum (confirmé par le fait que le témoin entendait parfaitement le bruissement des feuilles dans les arbres malgré la faible vitesse du vent) et une audition constatée comme excellente, le bruit d’un hélicoptère se déplaçant à cette altitude ne pouvait pas passer inaperçu (cf. par exemple http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/D1_progres_techno_heli-2.pdf Page 3 : bruit mesuré à 62dB pour les appareils les plus silencieux volant à 300m d’altitude). Notons par ailleurs que ces altitudes ne sont pas suffisantes pour supposer que le bruit ne soit parvenu au témoin que bien après que l’engin n’ait quitté son champ de vision, voire que le témoin n’ait quitté le lieu d’observation. Par ailleurs l’environnement ne permet pas d’envisager d’effet de « zone d’ombre » acoustique et les conditions météo sont incompatibles avec l’hypothèse de couches atmosphériques particulières agissant en guide d’onde et « détournant » totalement les ondes sonores. Enfin, comme évoqué plus haut, à partir d’une altitude supérieure à approximativement 460m , l’engin se serait déplacé à une vitesse au moins égale à celle du son, mais comme évoqué plus haut, la position du témoin par rapport à la trajectoire de l’engin aurait dû le placer dans le cône de Mach dans un délai court et lui permettre de percevoir le bang supersonique. A 1000 mètres et au-delà, tailles et vitesses sont a priori incompatibles avec des engins connus. Enfin, les conditions météo ne permettent pas d’imaginer le cas du reflet d’un spot ou autre laser sur un voile nuageux. 4- HYPOTHESES ENVISAGEES Comme vu ci-dessus, et sauf à remettre totalement en cause le témoignage, ce que l’enquête de terrain ne pousse nullement à faire bien au contraire, l’aspect très inhabituel et peu commun du PAN ne permet pas d’envisager une quelconque hypothèse explicative liée à une méprise. Reste donc à envisager des hypothèses autres. Tromperie volontaire : Le témoin s’est avéré d’une part très expérimenté en observations nocturnes, a fait un rapport précis de son observation, sans emphase particulière . Aucun des indices habituels des canulars n’a été détecté. Enfin, le phénomène décrit s’écarte nettement des schémas habituels. Rêve éveillé ou autre hallucination : Une hypothèse qui ne peut jamais être écartée totalement, mais semble malgré tout très improbable dans le cas présent. En effet, ces cas sont généralement liés à une forte période de stress et/ou à la réémergence d’un traumatisme ancien. Leur narration met en évidence des signes de refoulement, voire d’amnésie ou de déréalisation. Or le témoin ne subissait pas de stress particulier à cette période, avait passé une soirée tranquille en famille et a vécu l’entretien avec
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12 l’enquêteur de façon extrêmement sereine sans qu’aucune lacune (blocage ou absence) n’ait été mise en évidence. En outre, le témoin utilise depuis des années des méthodes de vision périphérique oscillante pour observer le ciel, technique qui, en plus de permettre de détecter rapidement tout mouvement, a des effets « dé-traumatisants » connus et a donné naissance à des thérapies telles que l’EMDR particulièrement efficace dans le cas de résolution de traumatismes. Phénomène naturel : Avec un peu d’imagination, et tout comme il existe des « vagues scélérates » en mer (cf. par exemple http://fr.wikipedia.org/wiki/Vague_scélérate ) peut être existe-t-il dans l’atmosphère des phénomènes transitoires rares pouvant être vus comme des « vagues » ou des ondes ayant cet aspect, pouvant être décrites par le témoin comme « une déformation du ciel » . Dans le cas présent, un tel phénomène pourrait être « guidé » par l’ensemble de « lignes » Nord-Sud présentes sur les lieux (Durance, canal, ligne ferroviaire, lignes électriques, … ) pouvant influencer les caractéristiques électromagnétiques de la zone, par exemple. Autre : Libre à chacun d’élaborer des hypothèses mettant en jeu des technologies de propulsion à ce jour inconnues du public… 4.1. SYNTHESE DES HYPOTHESES HYPOTHESE ARGUMENT(S) POUR ARGUMENT(S) CONTRE IMPORTANCE* Objet porté par le vent Vitesse Direction 0 % Animal Taille et vitesse possibles seulement en dessous de 20m Couleur Forme Altitude non conforme 1 % Hélicoptère Vitesse cohérente avec le phénomène observé à une altitude classique pour un hélicoptère Niveau sonore absent Non détection par un témoin habitué à l’observation du ciel ? 10 % Avion, satellite Vitesse, taille 0 % Reflet d’un spot ou laser Vitesse de déplacement, phénomène silencieux Conditions météo 5 % Hallucination Témoin unique Fiabilité générale du témoin validée par l’entretien Technique de vision du témoin 5 % Phénomène naturel rare Analogie avec les vagues scélérates, présence locale de nombreuses « lignes » parallèles à la trajectoire du phénomène observé et pouvant influencer les données environnementales locales dans la troposphère. Phénomène restant à identifier 50 % Phénomène atmosphérique en haute atmosphère Eruption solaire majeure le 23 juillet 2012 Date trop tardive par rapport à l’éruption. Aspect très difféent d’une aurore polaire 5% Autre 10 % *Fiabilité de l’hypothèse estimée par l’enquêteur: certaine (100%) ; forte (>80%) ; moyenne (40% à 60%) ; faible (20% à 40%) ; très faible (<20%) ; nulle (0%)
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13 5- CONCLUSION Compte tenu des éléments objectifs définis dans les chapitres précédents, à savoir : - Forme et apparence du PAN. - Vitesse et trajectoire non conformes à un objet passif poussé par le vent présent au jour et à l’heure de l’observation. - Vitesse et/ou altitude et/ou taille estimées non conformes à celles un engin manufacturé motorisé (pas de bruit perçu). Nous pouvons conclure que le PAN observé par le témoin ne ressemble à aucun objet ou phénomène connu. Ce cas est à classer en « D1 » comme observation d’un phénomène non identifié. 5.1. CLASSIFICATION Ce témoignage est d’une bonne consistance : précis et comportant de nombreux détails, mais observé de loin, par un témoin unique, et sans photo. L’observation est étrange car il s’agit d’un PAN ayant une apparence peu commune difficilement comparable à quoi que ce soit de connu. CONSISTANCE (1) (IxF) ETRANGETE (2) (E) [DATE DE CLOTURE DE L’ENQUETE] [NOM DE L’ENQUETEUR DU GEIPAN] 0.75 0.65 (1) Consistance (C) : entre 0 et 1. Quantité d’informations ( I ) fiables ( F ) recueillies sur un témoignage ( C = I x F) . (2) Etrangeté (E) : entre 0 et 1. Distance en termes d’informations à l’ensemble des phénomènes connus.