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1.7.65
9e Ph 65305974 7
ENREGISTREMENT N° 009017
du 5 JUILLET 1965
=========================
FM : REGION GENDARM MARSEILLE
TO : DIRGENDARM PARIS
N° 223/2.II - SYNTHESE JOURNALIERE - SITUATION EN 9 RM 1e
3/7 /65.
.............................................................
.
FAITS DIVERS : BASSES ALPES - 1/7/65 Lieu-dit"OLIVOL"2 KM Nord Ouest
VALENSOLE (B.A.) Mr [REDACTED], 41 ans cultivateur déclare avoir
vu engin type "Soucoupe volante " grosseur Dauphine avec deux passa-
gers - Individu taille 1 m environ forte corpulence vêtu combinaison
tête nue serait descendu engin quelques instants - Puis engin aurait
disparu subitement à vitesse un éclair - Déclaration faite à Gendar-
merie le 2.7.65 à 20 heures - Sur place Capitaine [REDACTED] a constaté
traces pouvant éventuellement correspondre à pose effective engin.
code
original classé synthèses O.P du 5/7/65
FRQ - code. BANALISE
15.2.7g.Commandement Régional GENDARMERIE - NATIONALE -0-
à Gendarmerie de -0-c-0-c-0-c-0-c-0-c-0-
9° Région Militaire P R O C E S - V E R B A L
-o- -0-c-0-c-0-c-0-c-0-c-0-c-0-c-0-c-0-c-0-c-0-
5° Légion Ter
-o-
Groupement des
Basses - Alpes
-o-
N° 445 du 2.7.1965
-o-
XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
- A N A L Y S E -
-o-
Renseignements
Administratifs
-o-
Audition de :
-o-
A/S Aéronef de
conception inconnue :
XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
C O P I E
certifiée conforme à
l'original.-
,le 3.7.1965.
M.D.L.Chef
Commandant la Brigade.
CE JOUR, deux Juillet mil neuf cent soixante-cinq,
Nous, soussignés:
Capitaine [REDACTED] Commandant la Compagnie
M.D.L.Chef, [REDACTED] , Commandant la Brigade des
recherches
M.D.L.Chef [REDACTED] ,Commandant la Brigade
Rapportons les opérations suivantes que nous avons effectuées, agissant en uniforme et conformément aux ordres de nos chefs.-
Le deux Juillet mil neuf cent soixante-cinq, vers dix neuf heures, trente minutes, apprenons par la rumeur publique, que Monsieur [REDACTED] - ,agriculteur demeurant [REDACTED], aurait déclaré avoir aperçu dans son champ, le premier Juillet 1965 vers cinq heures, quarante-cinq minutes, un aéronef de conception inconnue.-
Nous M.D.L.Chef [REDACTED], convoquons l'intéressé au bureau de la brigade, et recevons à vingt heures, la déclaration suivante de :
""""" Le premier Juillet mil neuf cent soixante-cinq,
"" vers cinq heures, trente minutes, j'ai quitté mon
"" domicile pour me rendre dans mon champ, quartier
"" L'OLIVOL ", à environ deux kilomètres au NORD-OUEST
"" de VALENSOLE. Je n'ai absolument rien pris comme
"" repas ou boisson avant mon départ.-
""""" Arrivé à destination vers cinq heures, quarante
"" minutes, je me suis occupé à biner mes lavandes.
"" Vers cinq heures, quarante-cinq minutes, je me suis
"" arrêté pour retirer ma veste et je me suis assis
"" pour fumer une cigarette. Un instant après, j'ai
"" entendu un sifflement non loin de moi. J'étais à ce
"" moment là dissimulé derrière un tas de pierres. Je
"" n'ai absolument rien vu après le sifflement; je me
"" suis dirigé d'où semblait provenir et j'ai alors
"" constaté qu'un engin était posé dans mon champ de
"" lavandes. Il était de la grosseur d'une voiture
"" DAUPHINE " et de couleur mate. Sa forme ressemblait
"" à un ballon de rugby avec une porte à glissière sur
"" la côté. Le dessus était en matière transparente
"" par laquelle j'ai aperçu une personne à l'intérieur.
"" Lorsque j'ai aperçu l'appareil un homme était déjà
"" à terre. Il était habillé d'une combinaison semble-
"" t-il, tête nue, les mains vides. J'étais à environ
"" soixante mètres. La grandeur de ce personnage,
...( 2 )
"" était d'environ Un mètre, mais de corpulence assez
"" importante. Le passager de l'engin m'a sans doute aper
car je suppose qu'il a averti celui qui était à terre, qu
"" est remonté aussitôt dans l'appareil. J'ai alors ente
"" un bruit sourd et l'engin a disparu presque immédiate-
"" ment en direction de MANOSQUE.-
""""" J'ai continué à travailler, puis m'approchant de
"" l'emplacement où s'était posé l'appareil, j'ai constat
"" que la terre était détrempée. Des traces ayant la form
"" d'une étoile étaient apparentes. Un trou d'environ 30
"" centimètres de profondeur et 40 centimètres de diamètre, se
"" trouvait au centre de l'emplacement.-
""""" A l'arrêt, il m'a semblé que l'appareil était posé
"" sur six pattes placées au-dessous et un pivot de couleur
"" acier, au centre. Aucun hublot; seuls une porte à glis-
"" sière s'ouvrant de haut en bas.-
""""" Je ne puis définir la couleur de la peau des person-
"" ges, mais il me semble qu'ils étaient de type européen
""""" Je ne l'ai pas dit avant,ayant peur des embêtements.
""""" Je me mets à votre disposition pour vous donner tous
"" autres renseignements utiles.-"""""
Le deux Juillet mil neuf cent soixante-cinq, à vingt heures, quarante minutes.-
Lecture faite persiste et signe.-
Mentionnons qu'il n'existe aucun autre témoin oculaire que Monsieur [REDACTED]
Au reçu de cette déclaration nous rendons compte immédiatement des faits, à notre commandant de Compagnie
A vingt-deux heures, arrivent au bureau de notre brigade, le Commandant de Compagnie et le Commandant de la brigade des recherches [REDACTED].
Accompagnés de Monsieur [REDACTED], nous nous transportons aussitôt sur les lieux. Nous constatons qu'effectivement un trou apparaît dans le sol désigné par Monsieur [REDACTED] comme étant l'emplacement de l'appareil. Aucune autre trace apparente n'est visible, Le terrain ayant été piétiné par de nombreux curieux avant notre arrivée.-
Procédant à une nouvelle audition de Monsieur [REDACTED], cette personne nous déclare à vingt-trois heures, quinze minutes:
""""" Je précise que lorsque la personne qui était à terre
"" est montée dans l'appareil, elle a avancé la main droite
"" pour s'agripper au bord de l'ouverture de l'appareil.
"" L'engin est parti en oblique; je l'ai perdu de vue au
"" bout de dix à quinze mètres. Il se trouvait à environ
"" six à huit mètres de hauteur quand je ne l'ai plus vu.
"" J'ai regardé en l'air pour voir où il aurait pu se trou-
"" ver mais je ne l'ai plus aperçu. Il a disparu pire qu'un
"" éclair. Au moment où il a décollé, les six pattes qui
"" reposaient sur le sol et qui faisaient ressembler l'appa-
"" reil à une araignée, m'ont donné l'impression de tourner
"" toutes dans le même sens.-
.../...
( 3 )
"" C'est le pivot enfoncé en terre qui a donné l'impulsion
"" première en faisant un bruit sourd, sans soulever de
"" poussière, puis, les six pattes se sont mises à tourner.
"" J'ai été tout d'abord émotionné et je ne me suis pas
"" approché, puis, quinze à vingt minutes après je me suis
"" porté à proximité de l'emplacement; j'ai constaté ceci:
"" autour du trou, la terre était détrempée dans la cuvette
"" Etant revenu le soir vers vingt heures, trente minutes,
"" avec ma fille, j'ai constaté que la terre était devenue
"" dure comme du ciment.-
""""" Aujourd'hui vers douze heures, trente minutes, j'ai
"" constaté avec des amis que les bords du trou où s'enfon-
"" çait le pivot, étaient noircis sur le côté Nord dans la
"" direction où je me trouvais quant j'ai aperçu l'appareil
""""" J'ai parlé de cette affaire à un ami hier soir vers
"" dix heures, trente minutes, qui a probablement propagé
"" la nouvelle au pays et les gens sont venus nombreux
"" aujourd'hui dans mon champ, effaçant la plupart des traces laissées par l'appareil sur le terrain.-"""""
Le deux Juillet mil neuf cent soixante-cinq, à vingt-trois heures, trente minutes.
Lecture faite persiste et signe.-
Mentionnons que le croquis d'état des lieux, les constatations et la planche photographique, feront l'objet d'un procès-verbal complémentaire.-
TROIS EXPEDITIONS DESTINEES:
La Première: À Monsieur le Préfet des Basses-Alpes (V.H.),
À D I G N E.-
La Deuxième : au COLONEL, Commandant la Subdivision Militaire
À D I G N E.-
La Troisième : aux Archives.-
Fait et clos, le 3 Juillet 1965.-
Le Capitaine [REDACTED] Le M.D.L.Chef [REDACTED]
Le M.D.L.Chef [REDACTED]9ème LEGION T.ER DE GENDARMERIE
==D=D=D=D==
GROUPEMENT DES BASSES - ALPES
=D=D=D=D=D=
COMPAGNIE [REDACTED]
=D=D=D=D=D=
BRIGADE DE RECHERCHES
=D=D=D=D=D=
Procès-Verbal N° 105 du 2 juillet 1965
=D=D=D=D=
Renseignements Administratifs
=L=L=L=L=
Affaire :
+----------------------------------------------------------+
| |
| Date : 2 juillet 1965. |
| |
| Lieu : V A L E N S O L E , lieu dit l'Olivol. |
| |
| Faits : Un adronef de conception inconnue vu dans |
| un champ par Monsieur [REDACTED] |
| le I er juillet 1965 au matin . |
| |
+----------------------------------------------------------+
Signatures des verbalisateurs.COMMANDEMENT REGIONAL GENDARMERIE NATIONALE
DE LA GENDARMERIE DE ---=--=---
LA 9° REGION MILITAIRE
------
9° Légion ter Ce jour, cinq juillet mil neuf cent soixante cinq,
------ Nous soussignés :
Groupement des Basses Capitaine [REDACTED] Commandant la Compagnie de Gend-
Alpes armerie
------
Compagnie [REDACTED] M.D.L. Chef [REDACTED] Commandant la brigade
------ de Recherches
Brigade de Recherches
N° I05 du== 2.7.1965 M.D.L. Chef [REDACTED] Commandant la brigade
!--------------------------!
! PROCES - VERBAL ! Gendarme [REDACTED] de la brigade de Recher-
! Renseignements ! ches
! a dministratifs !
A/s aéronef concep- rapportons les opérations suivantes, que nous avons
tion inconnue, vu effectuées, agissant en uniforme et conformément aux
par Mr [REDACTED] ordres de nos chefs.
à VALENSOLE (B.A.).
!==========================! - PREAMBULE -
° EXPEDITION.
Copie certifiée conforme Le deux juillet mil neuf cent soixante cinq, à vingt
à l'original. et une heures, Nous Capitaine [REDACTED] et M.D.L.Chef
le 7.7.1965, le [REDACTED] nous sommes rendus à VALENSOLE (Basses-
M.D.L.Chef Alpes), à la suite du compte-rendu du M.D.L.Chef
Cdt. la brigade. [REDACTED], commandant la brigade du lieu, sur la décla-
ration faite par Monsieur [REDACTED] à propos
d'un aéronef de conception inconnue, vu par lui au
début de la matinée du premier juillet 1965 (Procès-
verbal n° 445 de la brigade [REDACTED], en date du
2 juillet 1965).
- CONSTATATIONS -
A notre arrivée à la brigade, à vingt deux heures,
nous avons trouvé le M.D.L.Chef [REDACTED] et le décla-
rant. Sous leur conduite, nous nous sommes rendus
sur les lieux.
Nous avons constaté, dans un champ de lavande dont
la terre était meuble et fraîchement binée, la pré-
sence d'une trace insolite plus récente.
Il s'agissait d'une cuvette peu profonde et d'environ
1,m 20 de diamètre. Au centre de cette cuvette se
trouvait un trou cylindrique de 18 centimètres de
diamètre et d'une quarantaine de centimètres de pro-
fondeur. L'on apercevait aussi quatre sillons peu
profonds, d'une largeur de 8 centimètres et d'une
longueur voisine de deux mètres chacun, qui formaient
une sorte de croix, ayant pour centre le trou cylin-
drique. La terre à cet endroit était compacte.
......./.............../....... - 2 -
En raison de l'obscurité nous n'avons pas pu procéder à d'autres constatations.
Le trois juillet mil neuf cent soixante cinq, à huit heures trente, nous M.D.L.Chef [REDACTED] et Gendarme [REDACTED] nous sommes rendus sur les lieux, où nous avons trouvé la M.D.L.Ch [REDACTED]
Nous avons pris plusieurs clichés photographiques qui seront assemblés sur un dépliant joint au présent procès-verbal et comporteront chacun une légende explicative.
Nous avons établi un plan des lieux qui sera également joint au présent procès-verbal.
La trace considérée se trouvait dans un champ de jeunes plantes de lavende, appartenant à Monsieur [REDACTED]
Ce champ était lui-même situé sur un plateau, au quartier de l'OLIVOL, territoire de ladite commune, entre une vigne et un champ de lavande ancienne, au Nord d'un chemin de terre, relié le D. 15 (VALENSOLE-ORAISON) et le D. 16 (VALENSOLE-MANOSQUE), et à environ 2 kms (à vol d'oiseau) au Nord-Ouest de l'agglomération de VALENSOLE.
Le champ était fraîchement biné ; la terre était meuble, sauf à l'endroit qui nous avait été désigné la veille par Monsieur [REDACTED], où nous avons à nouveau constaté que la terre était encore compacte ; les mesures et la description précédemment données étaient exactes.
Cette trace se situait : -à 22 mètres 50, au Nord-Est du champ de lavande ancienne ; -à 34 mètres, au Sud-Ouest de la vigne ; -à 59 mètres au Nord-Ouest d'un chemin de terre (voir croquis) Coordonnées UTM 387 - 589 (31 TGJ).
Le monticule de terre et de pierres auprès duquel Monsieur [REDACTED] a dit s'être trouvé lorsqu'il a aperçu l'engin, se trouve environ à 90m. au Nord-Est de la trace (voir croquis) ; il a environ 8 mètres de longueur et 2 mètres de hauteur.
La visibilité depuis ce monticule jusqu'à la trace est bonne.
Aucun autre indice quelconque n'a été découvert dans les alentours.
- CLOTURE DU PROCES-VERBAL -
TROIS EXPEDITIONS DESTINEES : la première, à Monsieur le Préfet des Basses-Alpes à DIGNE ; la deuxième, au Colonel, Commandant la Subdivision Militaire des Basses-Alpes, à DIGNE ; la troisième, aux archives.
Fait et close le 5 juillet 1965
Le Capitaine [REDACTED] Le M.D.L. Chef [REDACTED].
Le M.D.L. Chef [REDACTED] Le Gendarme [REDACTED][REDACTED] Tête de [REDACTED]
9ème LEGION TER DE GENDARMERIE
=D=D=D=D=
GROUPEMENT DES BASSES - ALPES
=D=D=D=D=D=
COMPAGNIE [REDACTED]
=D=D=D=D=D=
BRIGADE DE RECHERCHES
=D=D=D=D=D=
Procès-Verbal N° 105 du 2 juillet 1965
=D=D=D=D=
Renseignements Administratifs
=L=L=L=L=
Affaire : [REDACTED],
demourant à VALENSOLE .
+----------------------------------------------------------+
| |
| Date : 2 juillet 1965. |
| |
| Lieu : V A L E N S O L E , lieu dit l'Olivol. |
| |
| Faits : Un aéronef de conception inconnue vu dans |
| un champ par Monsieur [REDACTED], |
| le I er juillet 1965 au matin . |
| |
+----------------------------------------------------------+
Signatures des verbalisateurs.
[REDACTED][Hand-drawn map]
N
|
Arbre [cloud] [cloud] Arbre
90 m. environ
/
/
1
|
22 m.50 [*] 34 m
<------ ------>
Vigne
QUARTIER de l'OLIVOL
59 m.
Champ appartenant
à
Mr [REDACTED]
LEGENDE :
1. Emplacement de la trace
Echelle : 1/500e
Vers cD15
chemin de terze Valensole - Oraison -->CROQUIS de l'ETAT des LIEUX
P.V. n° 105 , du 2.7. 1965 , de la Brigade
de [REDACTED]
Atterrissage aéronef de conception inconnue
[Hand-drawn site sketch]
N
|
Lavande
ancienne
Direction de
MANOSQUE <----
1
|
22 m.50 [*] 34 m
<------ ------>
Cabanon [X] 60 mètres <------>
<-- vers CD 16
Valensole-Manosque
59 m.
Champ appartenant
à
Mr [REDACTED]
Valensole
à 2 kms
|
v
chemin de terzeCLICHE N° I
[Photograph: topographic map extract with red cross mark near Valensole]
Plan de situation .
CLICHE N° 2
[Photograph: field scene, person standing in foreground, flat terrain]
Vue Sud-Ouest/Nord-Est - Trace en premier plan-
Au fond , monticule de terre et pierre.
CLICHE N° 3
[Photograph: wide view of lavender field, rows of young plants]
Vue Nord-Ouest/Sud-Ouest -à gauche monticule de
pierres - à droite emplacement de la trace.
CLICHE N° 4
[Photograph: lavender field viewed from elevated position, building visible in background]
Vue Nord-Est/Sud-Ouest - Le champ de lavande et
l'emplacement de la trace, vus depuis le sommet du
monticule de terre et de pierres.
CLICHE N° 5
[Photograph: field view with trees along edge, taken from ground level]
Vue Nord-Est/Sud-Ouest - Emplacement de la trace
vu de l'endroit où se trouvait Mr. [REDACTED]
CLICHE N° 6
[Photograph: close-up of disturbed ground surface with red arrows indicating features]
Trace cuvette avec trou central et sillons formant
une croix.
CLICHE N° 7
[Photograph: closer view of circular depression in ground]
Trace vue plus rapprochée .
CLICHE N° 8
[Photograph: very close overhead view of cylindrical hole in compacted earth]
Trou cylindrique vu de dessus .
COMMANDEMENT REGIONAL - GENDARMERIE NATIONALE -
A LA GENDARMERIE DE LA ===============================
IX° REGION MILITAIRE
9° LEGION TER Ce jour, vingt-trois Août mil neuf cent soixante-
cinq,
GROUPEMENT DES Nous, soussignés :
BASSES-ALPES
Capitaine [REDACTED] Commandant la Compagnie de
COMPAGNIE [REDACTED] Gendarmerie
BRIGADE DE RECHERCHES M.D.L.Chef [REDACTED] ,Commandant la brigade
N° I45 Gendarme [REDACTED] de la brigade de Recherches
du I8 Août 1965
XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
PROCES - VERBAL Rapportons les opérations suivantes que nous avons
Renseignements effectuées, agissant en uniforme et conformément aux
Administratifs ordres de nos Chefs.
Audition de :
Le dix-huit Août mil neuf cent soixante-cinq, à
A/s. Aéronef de con- dix-sept heures quinze minutes, Monsieur [REDACTED]
ception inconnue. ayant des renseignements complémentaires à communiquer
l'avons entendu au bureau de la brigade
COPIE certifiée con-
forme à l'original. Le présent Procès-Verbal fait suite aux P.Vx.
, le 24 Août 1965 n° 445 du 2.7.1965 de la Brigade [REDACTED], et n°
le gendarme. 105 du 2.7.1965 de la brigade de Recherches [REDACTED]
Cdt. la brigade de
recherches. [REDACTED] Nous avons reçu la déclaration suivante de :
""Lorsque vous m'avez interrogé le deux juillet 1965,
je ne vous ai pas révélé tout ce que j'avais vu car
c'était tellement extraordinaire que j'ai eu peur que
l'on me prenne pour un fou et que l'on me fasse enfer-
mer.
Ayant repris confiance depuis, je suis tout à fait
décidé à vous décrire tout ce que j'ai vu au cours du
matin du 1er juillet 1965.
Je confirme le début de ma déclaration notamment
en ce qui concerne la forme et le volume de l'appareil.
Mais contrairement à ce que j'ai dit par la suite c'est
à sept mètres de cet appareil que je me suis approché
en longeant la vigne qui jouxte mon champ, puis en me
dirigèant vers l'appareil que je voyais en position
oblique.
Depuis mon point de départ au tas de pierres, je
me suis rendu compte que je n'avais pas à faire à des
hommes et je les ai observés pendant tout le temps de
mon trajet. Ces êtres étaient tous les deux à terre,
ils étaient accroupis, l'un me tournait le dos, l'au-
tre lui faisait face et ils regardaient me semble-t-il
un plant de lavande.
Lorsque je suis arrivé à sept mètres d'eux, celui
qui était tourné dans ma direction m'a alors aperçu.2
Il a dû faire un signe à l'autre, je suppose; tous deux
se sont levés, celui qui avait le dos tourné a fait face
vers moi et a fait un geste du bras droit et de la main
dans laquelle j'ai distingué un objet; à ce moment j'ai
éte immobilisé, sans pouvoir faire un seul mouvement. Je
ne ressentais rien, n'étais pas engourdi ni contracté,
simplement je ne pouvais faire aucun geste ni remuer tête
bras, jambes et corps.
Ces deux êtres n'atteignaient pas un mètre de hauteur
ils avaient une taille un peu en dessous.
Ils avaient une tête en forme de potiron d'un volume
égal à trois fois la tête d'un homme normal. Ils avaient
des oreilles assez grandes, pas de menton, un trou rond à
la place de notre bouche, des yeux qui m'ont semblé resse-
mbler aux nôtres mais sans sourcils. Ils avaient un grand
crâne sans aucun cheveu, leur peau était lisse, sans bar-
be, leur teint ne m'a pas frappé, il se rapprochait de ce-
lui d'un homme blanc. Leur carrure était à peine plus lar-
ge que leur tête; ils avaient des bras et des jambes, je
ne peux pas dire que j'ai distingué des doigts, sauf le
pouce de celui qui a fait un geste vers moi qui m'a immo-
bilisé, et le pouce de ces deux êtres quand ils sont mon-
tés dans l'appareil.
Ils avaient des petites mains et je n'ai pas distingué
les doigts autre que le pouce.
Je n'ai pas fait attention à leurs pieds.
Ils étaient vêtus d'une combinaison assez foncée d'une
seule pièce m'a-t-il semblé. Ils avaient au côté gauche
une sorte d'étui assez petit et à droite un autre étui
plus volumineux.
J'ai très bien distingué que celui qui m'avait immobi-
lisé remettait ensuite dans l'étui porté à gauche l'objet
qu'il avait braqué sur moi.
Ces étuis m'ont semblé être soutenus par une ceinture.
Ces deux êtres sont restés quelques minutes à discu-
ter en me regardant la plupart du temps. J'ai remarqué
que leurs yeux bougeaient et j'entendais une sorte de gar-
gouillement provenant de leur gorge certainement. J'ai
oublié d'indiquer qu'ils n'avaient presque pas de cou,
leur tête était rentrée dans les épaules.
Ils semblaient se moquer de moi, leur attitude ne me
faisait pas pour car je n'avais pas l'impression qu'ils
me voulaient du mal.
Le fond de l'appareil était à 50/60 centimètres du
sol; au dessus de l'appareil il y avait un dôme transpa-
rant comme si c'eût été du plexiglass. La hauteur de
l'engin pouvait être d'environ 2 m 50. Il y avait une
ouverture bien plus haute que large. Au bout de quatre à
cinq minutes les deux personnages ont grimpé dans l'appa-
reil en s'aidant de la main droite puis de la gauche. Ils
sont montés avec agilité; l'ouverture faisait un tout pe-
tit peu plus que leur carrure et était un tout petit peu
plus haute que leur taille.3
J'estime que la largeur de cette entrée aurait obligé
un homme à se mettre de travers pour pouvoir passer.
Une fois montés, une porte à glissière montant de bas en
haut de la façon d'une porte de meuble-classeur s'est
refermée, d'une façon qui m'a semblé automatique, aucun
d'eux n'ayant mis la main pour l'actionner.
Je les ai distingués alors derrière le dôme.
J'ai entendu un bruit sourd qui a duré peut être deux
trois secondes, tandis que l'appareil se soulevait de 50
cms à 1 mètre.
Le tube qui se trouvait sous l'appareil est sorti de
terre et les 6 pieds se sont mis à tourner. Je n'ai pas
distingué la longueur du tube. Il n'y a eu ni fumée sor-
tant du tube, ni poussière soulevée par l'appareil.
J'ai distingué le moment à partir duquel les pieds
se sont mis à tourner, dans le sens des aiguilles d'une
montre.
Tandis que les deux êtres me faisaient face l'appa-
reil est parti en arrière dans la direction de leur dos.
Il s'est élevé en oblique dans la direction : entre VOIX
et MANOSQUE. Il allait plus vite qu'un avion à réaction
au décollage. Je l'ai suivi pendant 15/30 mètres, puis ne
l'ai plus vu. Je connais parfaitement la vitesse de décol-
lage d'un avion à réaction puisque je vais souvent à GIENS
et que je vois décoller des avions de cette catégorie
d'un aérodrome se trouvant à proximité.
Je ne pouvais bouger ma tête mais ma vue portait
jusqu'aux collines de VOIX qui sont à une dizaine de ki-
lomètres à vol d'oiseau.
Je suis resté immobilisé encore assez longtemps après
le départ de l'engin, j'estime pendant quinze minutes, évi-
demment contre ma volonté et j'ai eu peur de rester si
longtemps sans pouvoir bouger, puis j'ai pu remuer des
mains et presque immédiatement tout le corps et les membres
comme avant.
Je suis alors parti vers mon tracteur, j'ai allumé
une cigarette et j'ai continué mon travail jusqu'à 7 heures
et demi-8 heures, Monté sur mon engin, j'ai biné un petit
peu ma vigne, qui n'est pas celle que j'ai citée plus haut,
puis suis rentré chez moi vers 8 h 1/2-9 heures en gros.
J'ai apprécié ainsi ces divers temps; j'ai bien une
montre-bracelet mais ne la regarde pas souvent et je n'ai
pas pensé à la consulter à ces moments-là.
Je n'ai pas eu d'engourdissement ni pendant le moment
que je suis resté immobile ni après.
Je n'ai pas non plus eu de troubles de la vue et n'ai
rien ressenti d'anormal jusqu'à présent sauf que depuis le
3 juillet, j'ai envie de dormir beaucoup plus qu'auparavant. Alors que, avant cet événement, je dormais de 6 à 7
heures par jour, je dors presque le double, un peu moins
maintenant que pendant les quelques jours qui ont
suivi le trois juillet, date à laquelle j'ai ressenti une
grande envie de dormir.4
Actuellement, la nuit et pendant le temps de la sieste
je dors environ dix heures. Je n'ai jamais pris de cal-
mants. Je n'ai pas perdu de poids . La vue est restée ex-
cellente comme avant.
L'appareil est parti quelques secondes après que les
personnages eurent monté dedans. La couleur de l'appareil
plus foncée que les combinaisons portées par ceux-ci.
Je confirme mes déclarations du 2 juillet dernier con-
cernant les constatations que j'ai faites sur le sol, à
l'emplacement de l'appareil : terre détrempée etc...""
Lecture faite, persiste et signe.
TROIS EXPEDITIONS DESTINEES :
La première, à Monsieur le PREFET des Basses-Alpes,
À DIGNE - (V.-H.).
La deuxième, au COLONEL Commandant la Subdivision
Militaire des Basses-Alpes, à DIGNE.
Le troisième aux archives.
Fait et clos , le 23 Août 1965.
Le Capitaine [REDACTED] Le M.D.L.Chef [REDACTED]
signé: signé:
Le gendarme [REDACTED]
signé :